La semaine dernière j’ai eu la chance de participer à une instance de la série Sondes 05#11, un drôle d’objet hybride entre la performance-résidence-conférence étrangement stimulant organisé par Emmanuel Guez à la Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon, cette fois-ci consacrée à Finnegans Wake de James Joyce. On m’avait invitée pour parler des choses contenues dans Poétique des codes, en particulier des rapports entre écriture littéraire et écriture machinique. C’est ce que j’ai fait, donc, en développant l’hypothèse que Finnegans Wake est tellement illisible que le livre était non seulement scriptible (au sens de Barthes), mais aussi surtout scripté, comme généré par une machine de langage (un générateur, un robot).
NB : j’ai découvert le travail de Isabelle Krzywkowski (j’ai copié-collé son nom :D), et son livre Machines à écrire que j’aurais définitivement du lire à l’époque de Poétique des codes. Pour les geeks de littérature numérique et des rapports entre technique, média et écriture…
Radio Campus Avignon a aussi fait un marathon d’émissions pendant toute la Sonde, interviewant jour et nuit les invités. J’ai participé à deux sessions : l’une à propos des littératures transdisciplinaires et en particulier le rapport entre langage, technologie et média ; l’autre à propos des trolls, parce qu’ils ont appris que je travaillais en ce moment sur le folklore Internet. J’ai raté la sessions sur le Net Art, ce que je regrette parce que d’après Annie Abrahams et Julien Levesque qui y étaient ils ont bien rigolé. Ci-après les trois podcast à écouter, et ici l’intégralité du marathon avec tout plein d’autres sessions tout aussi intéressantes.
Net-Art : petite histoire de l’art modem
Littératures transdisciplinaires
Trolls de Troie et droit des Trolls
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Last week I was a guest at the very strange and interesting series of events called Sondes (in the beautiful Chartreuse located near Avignon). This event was dedicated to studies and performances around Finnegans Wake. I was there to talk about the crossroads between literary and machinic writing, and that’s what I did, developing the silly hypothesis that Finnegans Wake was so unreadable it had to be written by a robot.
Also, along the lines of this event, the university radio was doing a marathon, interviewing day and night the participants. I talked during two sessions, one dedicated to the relationships between technical media and writing and one dedicated to … trolls. I missed the one about net art, which I regret because Annie Abrahams et Julien Levesque who were in attendance told me they had the best time. I recommend to check out these very interesting long hour sessions about many things, among which a lot of Internet talk : here.



