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Goût de l’archivage : recherche, patrimoine et création
Séminaire IRI/CERILA/Université de Paris Diderot. Dans le cadre du projet ANR ”Spectacles en ligne(s)”.
Ce séminaire part d’un constat souvent partagé entre chercheurs, médiateurs culturels et créateurs : nous avons un besoin permanent de matériaux (traces, données, corpus, etc.). Les sciences sociales en particulier, ont de ce fait parfois développé une réflexion qui porte sur les pratiques de collectes, d’enregistrements, de construction de corpus, d’accès, de sauvegarde, envisagées comme des pratiques culturelles et scientifiques autonomes et non comme opérations purement fonctionnelles nécessaires à la recherche.Avec : Isabelle Barberis, CERILAC – Université Paris DiderotCamille Paloque-Berges, HT2S et DICEN – CnamAnne-Gaëlle Saliot, Duke UniversityClaude Dessimond, CnamPlus d’information sur le site du projet.
***
J’y présenterai une intervention intitulée « Réflexions et réflexivité sur les archives d’Internet : un problème de mémoire technique, culturelle ou politique des réseaux numériques ? » dont voici l’argument :

Portées par le courant des humanités numériques, les méthodes de préservation, de gestion et d’analyse des sources de la recherche en SHS sont concernées, voire bousculées par les processus et supports de documentation et de médiation informatisés et en réseau. Internet est le rêve et le cauchemar du documentaliste – ne serait-ce que parce que les réseaux informatiques produisent constamment des archives qui échappent à l’archiviste. Je propose de développer quelques considérations réflexives et pratiques sur cette archive fuyante et illusoire avant qu’elle n’existe sous sa forme institutionnelle (par exemple le dépôt légal), au moment où le chercheur commence à s’intéresser à elle comme matériau digne d’intérêt, mais sans avoir encore la théorie pour l’appréhender. A travers plusieurs exemples issus de mes recherches doctorales et post-doctorales, je retracerai le parcours d’une archive émergente et vernaculaire : qui prend forme et parle à partir de son contexte de pratiques originales, des acteurs qui développent les dispositifs pour la faire exister. Je m’arrêterai sur les difficultés et les impasses rencontrées par le chercheur dans sa tentative pour l’appréhender et la soumettre à la manipulation et à l’analyse – notamment en mettant à jour la complexité en termes d’espace, de temps, et de profondeur de la matérialité d’Internet, mis en perspective avec la manière dont les usagers agissent et réagissent à l’archivage numérique de leur performance en contexte de communication en réseau. Enfin, j’essaierai d’interroger ce qui fascine aujourd’hui dans l’idée d’une archive numérique totale, et ainsi de comprendre comment le chercheur se confronte avec les documents et données numériques à des problèmes de maîtrise de la mémoire posée par l’usage des technologies informatiques et en réseau. Alors que les débats sur la surveillance généralisée ont resurgi partout, on pourrait dire qu’à travers l’intérêt actuel pour l’archive numérique on peut entendre l’institution parler, réagir, et peut-être évoluer.
Liens
RFC : 1 et 2. (RFC 968)
http://game-oldies.com/
http://olduse.net
http://textfiles.com/adventure/ http://contemporary-home-computing.org/1tb/ 
http://reocities.com/Area51/1063/
http://reocities.com/Area51/1125/
http://iasl.uni-muenchen.de/links/NALinke.html
http://nastynets.com/
https://web.archive.org/web/20120815000000*/http://nastynets.com
http://www.eesab.fr/recherche/la-recherche-dans-lecole/de-lauto-archivage-immediat-comme-oeuvre
http://rhizome.org/editorial/2014/feb/10/authenticity-access-digital-preservation-geocities/
https://groups.google.com/forum/#!forum/alt.ascii-art
http://rhizome.org/editorial/2014/may/29/preserving-facebook-criticism/

Goût de l’archivage : recherche, patrimoine et création

Séminaire IRI/CERILA/Université de Paris Diderot. Dans le cadre du projet ANR ”Spectacles en ligne(s)”.


Ce séminaire part d’un constat souvent partagé entre chercheurs, médiateurs culturels et créateurs : nous avons un besoin permanent de matériaux (traces, données, corpus, etc.). Les sciences sociales en particulier, ont de ce fait parfois développé une réflexion qui porte sur les pratiques de collectes, d’enregistrements, de construction de corpus, d’accès, de sauvegarde, envisagées comme des pratiques culturelles et scientifiques autonomes et non comme opérations purement fonctionnelles nécessaires à la recherche.

Avec :
Isabelle Barberis, CERILAC – Université Paris Diderot
Camille Paloque-Berges, HT2S et DICEN – Cnam
Anne-Gaëlle Saliot, Duke University
Claude Dessimond, Cnam

Plus d’information sur le site du projet.

***

J’y présenterai une intervention intitulée « Réflexions et réflexivité sur les archives d’Internet : un problème de mémoire technique, culturelle ou politique des réseaux numériques ? » dont voici l’argument :

Portées par le courant des humanités numériques, les méthodes de préservation, de gestion et d’analyse des sources de la recherche en SHS sont concernées, voire bousculées par les processus et supports de documentation et de médiation informatisés et en réseau. Internet est le rêve et le cauchemar du documentaliste – ne serait-ce que parce que les réseaux informatiques produisent constamment des archives qui échappent à l’archiviste. Je propose de développer quelques considérations réflexives et pratiques sur cette archive fuyante et illusoire avant qu’elle n’existe sous sa forme institutionnelle (par exemple le dépôt légal), au moment où le chercheur commence à s’intéresser à elle comme matériau digne d’intérêt, mais sans avoir encore la théorie pour l’appréhender. A travers plusieurs exemples issus de mes recherches doctorales et post-doctorales, je retracerai le parcours d’une archive émergente et vernaculaire : qui prend forme et parle à partir de son contexte de pratiques originales, des acteurs qui développent les dispositifs pour la faire exister. Je m’arrêterai sur les difficultés et les impasses rencontrées par le chercheur dans sa tentative pour l’appréhender et la soumettre à la manipulation et à l’analyse – notamment en mettant à jour la complexité en termes d’espace, de temps, et de profondeur de la matérialité d’Internet, mis en perspective avec la manière dont les usagers agissent et réagissent à l’archivage numérique de leur performance en contexte de communication en réseau. Enfin, j’essaierai d’interroger ce qui fascine aujourd’hui dans l’idée d’une archive numérique totale, et ainsi de comprendre comment le chercheur se confronte avec les documents et données numériques à des problèmes de maîtrise de la mémoire posée par l’usage des technologies informatiques et en réseau. Alors que les débats sur la surveillance généralisée ont resurgi partout, on pourrait dire qu’à travers l’intérêt actuel pour l’archive numérique on peut entendre l’institution parler, réagir, et peut-être évoluer.

Liens

RFC : 1 et 2. (RFC 968)

http://game-oldies.com/

http://olduse.net

http://textfiles.com/adventure/ http://contemporary-home-computing.org/1tb/

http://reocities.com/Area51/1063/

http://reocities.com/Area51/1125/

http://iasl.uni-muenchen.de/links/NALinke.html

http://nastynets.com/

https://web.archive.org/web/20120815000000*/http://nastynets.com

http://www.eesab.fr/recherche/la-recherche-dans-lecole/de-lauto-archivage-immediat-comme-oeuvre

http://rhizome.org/editorial/2014/feb/10/authenticity-access-digital-preservation-geocities/

https://groups.google.com/forum/#!forum/alt.ascii-art

http://rhizome.org/editorial/2014/may/29/preserving-facebook-criticism/

A l’occasion d’un billet de blog co-écrit avec Valérie Schafer, destiné à faire le compte-rendu des séances orientées recherche lors du congrès annuel de l’International Internet Preservation Consortium qui s’est tenu à Paris (BNF) le 19 mai dernier (publié sur le blog binaire : merci à Serge Abiteboul et aux autres éditeurs pour leur accueil !), j’en profite pour rappeler la sortie d’un autre texte synthétique sur le sujet, publié dans la revue Culture et Recherche, et co-signé encore une fois par Valérie et moi-même. Édité par le Ministère de la Culture et de la Communication, il est en accès libre (format .pdf) :

On remarquera que pas moins de 5 articles sont consacrés aux questions croisées de l’archivistique et du numérique, parmi un tour d’horizon très complet des problématiques contemporaines liées aux archives aujourd’hui :
De l’archiviste au chief data officer, Françoise Banat-Berger
Les archives électroniques, Jean-François Moufflet
Les ressources archivistiques sur Internet : bilan et enjeux pour la recherche, Jean-François Moufflet
L’édition collaborative de manuscrits sur Wikisource, Hélène Cavalié
Les archives des réseaux numériques : périmètres, enjeux, défis, Camille Paloque-Berges et Valérie Schafer

A l’occasion d’un billet de blog co-écrit avec Valérie Schafer, destiné à faire le compte-rendu des séances orientées recherche lors du congrès annuel de l’International Internet Preservation Consortium qui s’est tenu à Paris (BNF) le 19 mai dernier (publié sur le blog binaire : merci à Serge Abiteboul et aux autres éditeurs pour leur accueil !), j’en profite pour rappeler la sortie d’un autre texte synthétique sur le sujet, publié dans la revue Culture et Recherche, et co-signé encore une fois par Valérie et moi-même. Édité par le Ministère de la Culture et de la Communication, il est en accès libre (format .pdf) :

On remarquera que pas moins de 5 articles sont consacrés aux questions croisées de l’archivistique et du numérique, parmi un tour d’horizon très complet des problématiques contemporaines liées aux archives aujourd’hui :

  • De l’archiviste au chief data officer, Françoise Banat-Berger
  • Les archives électroniques, Jean-François Moufflet
  • Les ressources archivistiques sur Internet : bilan et enjeux pour la recherche, Jean-François Moufflet
  • L’édition collaborative de manuscrits sur Wikisource, Hélène Cavalié
  • Les archives des réseaux numériques : périmètres, enjeux, défis, Camille Paloque-Berges et Valérie Schafer
Double communication sur l’histoire de l’Internet en France à l’Université de Aarhus, Centre for Internet studies, en décembre prochain, avec Valérie Schafer et moi-même !

Histories of the Internet in France: Minitel, the internet, and Usenet



The Centre for Internet Studies will host two presentations about the historical development of the internet in France. Valérie Schafer will talk about “Rethinking the Minitel History and the French ‘Internet Delay’”, and Camille Paloque-Berges will talk about “Mapping a French Internet experience in the 1980’s : the European cooperation of Unix networks”.
The event takes place Wednesday 4 December, 10:15-12:00 at Aarhus University, ADA Building (building 5342), room 333, Helsingforsgade 14, 8200 Aarhus N.
Rethinking the Minitel History and the French “Internet Delay”
In 1990, while the Web was created at CERN, 5 million Minitels had been produced in France and 12,377 online services were offered. One may legitimately wonder about the impact of the Minitel, since the Internet arrived in the 1990s in a French landscape of users and consumers already accustomed to online services and interactivity. Accused of the “French delay” in the Internet, the role of the Minitel and the transition to the Internet in France need to be assessed both in terms of continuities and breaks. Our presentation based on our researches on the history of Cyclades (a packet switching network developed between 1971 and 1979 at IRIA by Louis Pouzin and his team and based on the datagrams - then adopted in TCP/IP) and Transpac (the network which supported the Minitel traffic) and the work we conducted with Benjamin Thierry on the telematic history propose to rethink and nuance the responsibility of the Minitel and more generally of the French common carriers policy in the “French Internet delay”.
Mapping a French Internet experience in the 1980’s : the European cooperation of Unix networks
Our study tackles the history of the Internet before the Web. We focus on the Unixian networks, a human and technical network of computer researchers and engineers using and experimenting with the Unix operating system, and who developed one the very first computer social networks, Usenet. We consider that in the shadow of the French domestic telecommunication network (Transpac and Minitel), which innovation power was taken over by the success of the Internet in the 1990, the Unix/Usenet networks introduced the first Internet experience for the European communities of computer scientists and engineers in general. In France in particular, this experience was tackled head on right from 1982-1983, following the pioneer work of the Dutch Mathematical Center, making the French Unixian community one of the first to experience global communication networks and paving the way to having the first TCP-IP connection in 1988. We base our investigation on the study of the Conservatoire National des Arts et Métiers’s Computing Lab archives, mostly correspondence and lab memos that help understand how the social and professional network of Unixians made possible the implementation of a technical network for electronic communication. We also study native digital archives from Usenet, the “European Usenet logical maps. We thus interrogate the social, professional, institutional and technical conditions of this experimental project, and show the problems Unixians faced in developing network infrastructures (in terms of hardware and software policy equipment, network protocols and norms in regards to national telecomm monopolies, scientific recognition and administrative management). Seen through the lens of Unix hacker philosophy, these tensions nourished a general climate of defiance towards authorities and a libertarian view of computer network communication, which we confront to metaphor of the “electronic frontier” that was one of the most powerful utopia drive for the spreading of the Internet.

Double communication sur l’histoire de l’Internet en France à l’Université de Aarhus, Centre for Internet studies, en décembre prochain, avec Valérie Schafer et moi-même !

Histories of the Internet in France: Minitel, the internet, and Usenet

The Centre for Internet Studies will host two presentations about the historical development of the internet in France. Valérie Schafer will talk about “Rethinking the Minitel History and the French ‘Internet Delay’”, and Camille Paloque-Berges will talk about “Mapping a French Internet experience in the 1980’s : the European cooperation of Unix networks”.

The event takes place Wednesday 4 December, 10:15-12:00 at Aarhus University, ADA Building (building 5342), room 333, Helsingforsgade 14, 8200 Aarhus N.

Rethinking the Minitel History and the French “Internet Delay”

In 1990, while the Web was created at CERN, 5 million Minitels had been produced in France and 12,377 online services were offered. One may legitimately wonder about the impact of the Minitel, since the Internet arrived in the 1990s in a French landscape of users and consumers already accustomed to online services and interactivity. Accused of the “French delay” in the Internet, the role of the Minitel and the transition to the Internet in France need to be assessed both in terms of continuities and breaks. Our presentation based on our researches on the history of Cyclades (a packet switching network developed between 1971 and 1979 at IRIA by Louis Pouzin and his team and based on the datagrams - then adopted in TCP/IP) and Transpac (the network which supported the Minitel traffic) and the work we conducted with Benjamin Thierry on the telematic history propose to rethink and nuance the responsibility of the Minitel and more generally of the French common carriers policy in the “French Internet delay”.

Mapping a French Internet experience in the 1980’s : the European cooperation of Unix networks

Our study tackles the history of the Internet before the Web. We focus on the Unixian networks, a human and technical network of computer researchers and engineers using and experimenting with the Unix operating system, and who developed one the very first computer social networks, Usenet. We consider that in the shadow of the French domestic telecommunication network (Transpac and Minitel), which innovation power was taken over by the success of the Internet in the 1990, the Unix/Usenet networks introduced the first Internet experience for the European communities of computer scientists and engineers in general. In France in particular, this experience was tackled head on right from 1982-1983, following the pioneer work of the Dutch Mathematical Center, making the French Unixian community one of the first to experience global communication networks and paving the way to having the first TCP-IP connection in 1988. We base our investigation on the study of the Conservatoire National des Arts et Métiers’s Computing Lab archives, mostly correspondence and lab memos that help understand how the social and professional network of Unixians made possible the implementation of a technical network for electronic communication. We also study native digital archives from Usenet, the “European Usenet logical maps. We thus interrogate the social, professional, institutional and technical conditions of this experimental project, and show the problems Unixians faced in developing network infrastructures (in terms of hardware and software policy equipment, network protocols and norms in regards to national telecomm monopolies, scientific recognition and administrative management). Seen through the lens of Unix hacker philosophy, these tensions nourished a general climate of defiance towards authorities and a libertarian view of computer network communication, which we confront to metaphor of the “electronic frontier” that was one of the most powerful utopia drive for the spreading of the Internet.

Journée d’étude du LabEx HASTEC “Les sources nativement numériques pour la recherche en histoire et patrimoine : pratiques et méthodes”.

Le 9 décembre 2013
Au Cnam, 292, rue Saint-Martin, 75003 Paris. Attention : la salle sera précisée ultérieurement sur cette page.
Entrée libre, buffet de déjeuner offert dans la limite des places disponibles (pour réserver, s’inscrire auprès de camille.paloque_berges@cnam.fr)
Avec le soutien des laboratoires DICEN et HT2S du Cnam et du projet Patrimonium (CNRS).
Les sciences humaines et sociales ont depuis quelques années vu s’accroître le regard réflexif des chercheurs sur leurs terrains et corpus, leurs gestes, leurs outils et instruments, en particulier dans le rapport aux technologies de l’information et de la communication à l’ère numérique.
Si les « Digital Humanities » (Humanités numériques) ont montré les apports du traitement informatique pour des fonds de documents numérisés, de nouveaux documents sont produits dans l’usage même des techniques et environnements du numérique, et ce depuis que les ordinateurs sont nés il y a plus d’un demi-siècle. En quoi ces nouveaux documents peuvent-ils constituer de nouvelles sources pour les études qui s’interrogent sur le passé ? Quelles traces, générées dans l’usage des outils numériques et transmises par la mémoire d’usage des technologies informatiques, deviennent exploitables et analysables à côté des formes et contenus ? A quel nouveau type d’archives le chercheur en histoire ou en patrimoine doit-il se confronter ?
PROGRAMME 9:00-09:15 Présentation générale par Camille Paloque-Berges (HT2S & DICEN, Cnam ; associée du LabEx Hastec)Première session : Faire confiance aux sources numériques ? Archives et documents entre mémoire, vérité et preuve 09:15-09:45 : Marie-Anne Chabin (DICEN, Cnam) et Claire Scopsi (DICEN, Cnam) : « Analyse diplomatique des effets du numérique sur la production des documents de preuve à vocation historique »09:45-10:15 : Sophie Derrot (BNF) : « Le dépôt légal du Web : vers un patrimoine numérique »10:15-10:45 : Emmanuel Ruzé (Istec & Télécom ParisTech) : « Quelques approches récentes des archives communautaires numériques »10:45-11:15 : table ronde animée par Louise Merzeau (Tactic/DICEN, Université Paris Ouest Nanterre)11:15-11:30 : pauseQuestions transverses : disciplines et numérique 1/ 11:30-12:00 : Eric Guichard (ENSSIB) : « Les humanités résistent-elles à l’histoire de l’écriture ? »12:00-13:00 : buffet (à disposition du public dans la mesure des places disponibles)Deuxième session :  Des artefacts techniques comme sources : nouveaux documents pour l’histoire des technologies en société13:15-13:45 : Alexandre Hocquet (Archives Poincaré/Université de Lorraine) et Camille Paloque-Berges (HT2S & DICEN, Cnam ; associée du LabEx Hastec): « Collectifs scientifiques et techniciens étudiés à partir de leurs échanges en ligne »13:45-14:15 : Francesca Musiani (CSI/MINES ParisTech) : « Le virtuel entre matérialité et invisibilité : étudier les infrastructures numériques »14:15-15:45 : Benjamin Thierry (Paris Sorbonne/IRICE) : « ‘Le village sans sauvage’ : une approche ethno-historique du concept d’interactivité »15:45-16:30 : table ronde animée par Valérie Schafer (ISCC, CNRS)16:30-16:45 : pauseQuestions transverses : disciplines et numérique 2/ 16:45-17:15 : Frédéric Clavert (Labex EHNE): « Mise en données des sciences humaines et sociales: l’exemple de l’histoire »17:15-17:45 : Evelyne Broudoux (DICEN, Cnam): « L’apport des sciences de l’information à l’étude des sources »
Annonce version Web : http://technique-societe.cnam.fr/partenariats-et-appels-d-offre/les-sources-nativement-numeriques-pour-la-recherche-en-histoire-et-patrimoine-pratiques-et-methodes—616161.kjsp

Journée d’étude du LabEx HASTEC “Les sources nativement numériques pour la recherche en histoire et patrimoine : pratiques et méthodes”.

Le 9 décembre 2013

Au Cnam, 292, rue Saint-Martin, 75003 Paris. Attention : la salle sera précisée ultérieurement sur cette page.

Entrée libre, buffet de déjeuner offert dans la limite des places disponibles (pour réserver, s’inscrire auprès de camille.paloque_berges@cnam.fr)

Avec le soutien des laboratoires DICEN et HT2S du Cnam et du projet Patrimonium (CNRS).

Les sciences humaines et sociales ont depuis quelques années vu s’accroître le regard réflexif des chercheurs sur leurs terrains et corpus, leurs gestes, leurs outils et instruments, en particulier dans le rapport aux technologies de l’information et de la communication à l’ère numérique.

Si les « Digital Humanities » (Humanités numériques) ont montré les apports du traitement informatique pour des fonds de documents numérisés, de nouveaux documents sont produits dans l’usage même des techniques et environnements du numérique, et ce depuis que les ordinateurs sont nés il y a plus d’un demi-siècle. En quoi ces nouveaux documents peuvent-ils constituer de nouvelles sources pour les études qui s’interrogent sur le passé ? Quelles traces, générées dans l’usage des outils numériques et transmises par la mémoire d’usage des technologies informatiques, deviennent exploitables et analysables à côté des formes et contenus ? A quel nouveau type d’archives le chercheur en histoire ou en patrimoine doit-il se confronter ?

PROGRAMME

9:00-09:15 Présentation générale par Camille Paloque-Berges (HT2S & DICEN, Cnam ; associée du LabEx Hastec)

Première session :
Faire confiance aux sources numériques ? Archives et documents entre mémoire, vérité et preuve


09:15-09:45 : Marie-Anne Chabin (DICEN, Cnam) et Claire Scopsi (DICEN, Cnam) : « Analyse diplomatique des effets du numérique sur la production des documents de preuve à vocation historique »

09:45-10:15 : Sophie Derrot (BNF) : « Le dépôt légal du Web : vers un patrimoine numérique »

10:15-10:45 : Emmanuel Ruzé (Istec & Télécom ParisTech) : « Quelques approches récentes des archives communautaires numériques »

10:45-11:15 : table ronde animée par Louise Merzeau (Tactic/DICEN, Université Paris Ouest Nanterre)
11:15-11:30 : pause

Questions transverses : disciplines et numérique 1/
11:30-12:00 : Eric Guichard (ENSSIB) : « Les humanités résistent-elles à l’histoire de l’écriture ? »

12:00-13:00 : buffet (à disposition du public dans la mesure des places disponibles)

Deuxième session :
Des artefacts techniques comme sources : nouveaux documents pour l’histoire des technologies en société


13:15-13:45 : Alexandre Hocquet (Archives Poincaré/Université de Lorraine) et Camille Paloque-Berges (HT2S & DICEN, Cnam ; associée du LabEx Hastec): « Collectifs scientifiques et techniciens étudiés à partir de leurs échanges en ligne »

13:45-14:15 : Francesca Musiani (CSI/MINES ParisTech) : « Le virtuel entre matérialité et invisibilité : étudier les infrastructures numériques »

14:15-15:45 : Benjamin Thierry (Paris Sorbonne/IRICE) : « ‘Le village sans sauvage’ : une approche ethno-historique du concept d’interactivité »

15:45-16:30 : table ronde animée par Valérie Schafer (ISCC, CNRS)

16:30-16:45 : pause

Questions transverses : disciplines et numérique 2/
16:45-17:15 : Frédéric Clavert (Labex EHNE): « Mise en données des sciences humaines et sociales: l’exemple de l’histoire »

17:15-17:45 : Evelyne Broudoux (DICEN, Cnam): « L’apport des sciences de l’information à l’étude des sources »

Annonce version Web : http://technique-societe.cnam.fr/partenariats-et-appels-d-offre/les-sources-nativement-numeriques-pour-la-recherche-en-histoire-et-patrimoine-pratiques-et-methodes—616161.kjsp

Pour faire suite à la séance de présentation de l’ouvrage Histoires et Cultures du libre à l’ISCC en mai dernier, voici un extrait audio de plus d’une heure (merci à l’ISCC pour cet enregistrement): Écouter un extrait de l’intervention 01:17:06 (mp3).
(Voir sur le site de l’ISCC).

Pour faire suite à la séance de présentation de l’ouvrage Histoires et Cultures du libre à l’ISCC en mai dernier, voici un extrait audio de plus d’une heure (merci à l’ISCC pour cet enregistrement): Écouter un extrait de l’intervention 01:17:06 (mp3).

(Voir sur le site de l’ISCC).

Dans le dernier numéro de la revue Réseaux “Sociologie des bases de données” figure une recension que j’ai faite de : Florence Millerand, Serge Proulx et Julien Rueff (Eds.), Web social. Mutation de la communication, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2010 (pas directement en lien avec le thème du numéro, qui est par ailleurs très très intéressant et que je conseille).

Dans le dernier numéro de la revue Réseaux “Sociologie des bases de données” figure une recension que j’ai faite de : Florence Millerand, Serge Proulx et Julien Rueff (Eds.), Web social. Mutation de la communication, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2010 (pas directement en lien avec le thème du numéro, qui est par ailleurs très très intéressant et que je conseille).


Web historiography : An emerging field within internet studies
Mardi 25 juin 2013, 15h à 17h, ISCC


Le séminaire Histoires de l’internet accueille Niels Brügger, professeur au Centre for Internet Studies, Aarhus University, Danemark.


Niels Brügger (Ph.D.) is a Director and an associate professor of Internet studies at the Centre for Internet Studies, Aarhus University, Denmark. His research interests include internet theory, Web history, Web archiving, and digital humanities. He has edited the book Web History (Peter Lang, 2010), and his most recent book is Histories of Public Service Broadcasters on the Web (co-edited with Maureen Burns, Peter Lang 2012). Within these fields he has published monographs and a number of edited books as well as articles in international peer reviewed journals and edited volumes. Niels understands French perfectly well, so feel free to ask questions in French, but expect an answer in English.Website : http://imv.au.dk/~nb/
In this talk it is argued that web historiography should be placed higher on the internet studies research agenda, and that it is relevant to a number of disciplines within the humanities. A better understanding of the web of the past is crucial for understanding the web today, whether the focus of such understanding is on political economy, language and culture, social interaction, or everyday use. Based on reflections about ’historiography’ and the ’web’, Niels Brügger shall discuss in detail some of the major challenges of web historiography compared to historiography in general.
(plus / more…)

Web historiography : An emerging field within internet studies

Mardi 25 juin 2013, 15h à 17h, ISCC

Le séminaire Histoires de l’internet accueille Niels Brügger, professeur au Centre for Internet Studies, Aarhus University, Danemark.

Niels Brügger (Ph.D.) is a Director and an associate professor of Internet studies at the Centre for Internet Studies, Aarhus University, Denmark. His research interests include internet theory, Web history, Web archiving, and digital humanities. He has edited the book Web History (Peter Lang, 2010), and his most recent book is Histories of Public Service Broadcasters on the Web (co-edited with Maureen Burns, Peter Lang 2012). Within these fields he has published monographs and a number of edited books as well as articles in international peer reviewed journals and edited volumes. Niels understands French perfectly well, so feel free to ask questions in French, but expect an answer in English.
Website : http://imv.au.dk/~nb/

In this talk it is argued that web historiography should be placed higher on the internet studies research agenda, and that it is relevant to a number of disciplines within the humanities. A better understanding of the web of the past is crucial for understanding the web today, whether the focus of such understanding is on political economy, language and culture, social interaction, or everyday use. Based on reflections about ’historiography’ and the ’web’, Niels Brügger shall discuss in detail some of the major challenges of web historiography compared to historiography in general.

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Extension de l’appel à articles pour le numéro “Pirater” de la revue Tracés ! Jusqu’au 31 juillet
En bref : 
Ce numéro de Tracés visera à explorer la question du piratage informatique en le rapprochant d’autres phénomènes qualifiés de pirate. Il s’agira de rassembler des contributions qui, en mobilisant les ressources disciplinaires des différentes sciences humaines et sociales, pourront porter tout autant sur les pirates informatiques, leurs pratiques, leurs cultures, la façon dont ils sont saisis par le droit, les idéologies qui s’en réclament, que sur les autres phénomènes, réels ou imaginaires, qualifiés de piraterie, et éclairés de façon nouvelle par la diffusion contemporaine du terme pirate : la flibuste d’abord, mais aussi la piraterie maritime contemporaine, la bio-piraterie, etc.
Argumentaire complet et informations pratiques : ici.

Extension de l’appel à articles pour le numéro “Pirater” de la revue Tracés ! Jusqu’au 31 juillet

En bref : 

Ce numéro de Tracés visera à explorer la question du piratage informatique en le rapprochant d’autres phénomènes qualifiés de pirate. Il s’agira de rassembler des contributions qui, en mobilisant les ressources disciplinaires des différentes sciences humaines et sociales, pourront porter tout autant sur les pirates informatiques, leurs pratiques, leurs cultures, la façon dont ils sont saisis par le droit, les idéologies qui s’en réclament, que sur les autres phénomènes, réels ou imaginaires, qualifiés de piraterie, et éclairés de façon nouvelle par la diffusion contemporaine du terme pirate : la flibuste d’abord, mais aussi la piraterie maritime contemporaine, la bio-piraterie, etc.

Argumentaire complet et informations pratiques : ici.

5 juin 2013  9h-18h

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC) 20 rue Berbier-du-Mets – 75013 Paris Entrée libre sur inscription (capacité limitée à 60 personnes) : lionel.barbe@u-paris10.fr et valerie.schafer@iscc.cnrs.fr

Projet WEUSC (Wikipédia : évaluation et usages des savoirs collaboratifs) porté par Lionel Barbe (MCF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, laboratoire Dicen-IDF, équipe Tactic) Programme financé dans le cadre des Projets Exploratoires en Sciences de la Communication du CNRS

Cette journée souhaite analyser les rapports que scientifiques et sciences entretiennent avec Wikipédia autour de trois problématiques :

la place de l’expertise et celle du chercheur contributeur ou expert dans Wikipédia ;
celle de la gouvernance de Wikipédia, de ses régimes d’édition, de ses enjeux de neutralité, de ses sources ;
celle enfin de Wikipédia comme objet de recherche, de corpus ou terrain d’analyse.

Les sciences dans Wikipédia, Wikipédia dans les sciences… un programme de journée “librement distribuable que tout le monde peut améliorer”… le jour même en contribuant directement aux discussions et via Twitter (mot-dièse #Wosni).
Programme complet : ici.

5 juin 2013  9h-18h

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets – 75013 Paris
Entrée libre sur inscription (capacité limitée à 60 personnes) :
lionel.barbe@u-paris10.fr
et valerie.schafer@iscc.cnrs.fr

Projet WEUSC (Wikipédia : évaluation et usages des savoirs collaboratifs)
porté par Lionel Barbe (MCF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, laboratoire Dicen-IDF, équipe Tactic)
Programme financé dans le cadre des Projets Exploratoires en Sciences de la Communication du CNRS

Cette journée souhaite analyser les rapports que scientifiques et sciences entretiennent avec Wikipédia autour de trois problématiques :

  • la place de l’expertise et celle du chercheur contributeur ou expert dans Wikipédia ;
  • celle de la gouvernance de Wikipédia, de ses régimes d’édition, de ses enjeux de neutralité, de ses sources ;
  • celle enfin de Wikipédia comme objet de recherche, de corpus ou terrain d’analyse.

Les sciences dans Wikipédia, Wikipédia dans les sciences… un programme de journée “librement distribuable que tout le monde peut améliorer”… le jour même en contribuant directement aux discussions et via Twitter (mot-dièse #Wosni).

Programme complet : ici.

Pour la sixième séance du séminaire “Autorités calculées” du laboratoire DICEN (Cnam), nous accueillerons Gustavo Gomez-Mejia et Etienne Candel, pour une séance intitulée :
"Médiations du calcul à l’écran : des figures du classement ordinaire aux prétentions d’une ‘métrique sociale’"
Salle 85 (CNAM, 2 rue Conté, accès 31 au 2ème étage)
23 mai, 17h-19h
Dans le cadre théorique d’une approche techno-sémiotique des écrits d’écran, l’appréhension de la problématique de l’« autorité » sur Internet est indissociable d’une prise en compte des standards et des signes qui sont censés la manifester à l’écran. Quelles sont ces « petites formes » préfabriquées pour indiquer une certaine autorité sur le Web ?
Plus d’informations : ici.

Pour la sixième séance du séminaire “Autorités calculées” du laboratoire DICEN (Cnam), nous accueillerons Gustavo Gomez-Mejia et Etienne Candel, pour une séance intitulée :

"Médiations du calcul à l’écran : des figures du classement ordinaire aux prétentions d’une ‘métrique sociale’"

Salle 85 (CNAM, 2 rue Conté, accès 31 au 2ème étage)

23 mai, 17h-19h

Dans le cadre théorique d’une approche techno-sémiotique des écrits d’écran, l’appréhension de la problématique de l’« autorité » sur Internet est indissociable d’une prise en compte des standards et des signes qui sont censés la manifester à l’écran. Quelles sont ces « petites formes » préfabriquées pour indiquer une certaine autorité sur le Web ?

Plus d’informations : ici.